Revue de presse internationale, novembre 2016

« Ici, c’est le là-bas de quelqu’un. »

Observateur-trice-s de la marche du monde, le groupe de travail International des Jeunes Écologistes est heureux et fier de vous présenter sa première revue de presse !

Et oui sur la liste mail, nous échangeons bon plans lecture et écoute entre un CP sur les migrant-e-s et une réunion post-visite en Palestine. Alors nous nous sommes dit : « Mais ça craint du boudin que les autres JE ne puissent pas profiter de la qualité de nos infos ! » Alors nous voilà aujourd’hui pour rectifier ça et vous soumettre des petites idées de lecture et d’écoute. Podcast France Culture, article de presse écrite ou numérique, un menu aux petits oignons pour s’ouvrir au monde. Nous espérons tenir le rythme d’une revue de presse tous les 2 mois au moins.

Il s’agit d’un choix personnel réalisé au sein du GT mais ne vous inquiétez pas, les actualités tournerons. Nous avons choisi cette fois de panacher entre sujets brûlants de l’actualité et tristes oubliés de nos médias.

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Monde :

L’autre bout du monde…

La France dans le monde

Proche-Orient :

Afrique :

“Un résumé sur la situation au Gabon et plus alarmant encore, au Burundi“, par Cécile Germain

Les suites des élections présidentielles continuent de déstabiliser le Gabon. Les habitant-e-s subissent les affrontements entre les partisans de Jean Ping et d’Ali Bongo. Et que fait la communauté internationale? Les observateurs sur place avaient dénoncé de nombreuses irrégularités dans les procédures de vote, notamment dans la province du Haut -Ougoué où le président sortant aurait accumulé 94% des voix (les observateurs estiment que cela ne concorde pas et de loin avec l’abstention évaluée sur place). Pourtant, au lieu de dénoncer la manipulation des urnes, la France a demandé à la cour de justice constitutionnelle de trancher le litige alors même que se trouve à sa tête des personnes qui ne respectent pas la constitution et qui sont proches d’Ali Bongo. Sans surprise, la cour a tranché en faveur du président sortant et Jean Ping, reconnu vainqueur par de nombreux autres candidats, refuse cette réponse. Au lieu de travailler à une solution juste qui verrait le départ d’Ali Bongo, la communauté internationale met la pression sur Jean Ping afin qu’il cesse ses revendications et qu’il entame le dialogue avec Ali Bongo. Manuel Valls a même annoncé : « Le Gabon a un président. Et le seul souhait que nous pouvons émettre, c’est qu’il y ait un dialogue, une réconciliation » sans aucune considération pour les besoins de démocratie du peuple gabonais.

Autre pays mais toujours sur le continent africain, c’est le Burundi qui inquiète énormément. Le président Pierre Nkurunziza qui occupe son 3ème mandat, en contradiction totale avec la constitution de son pays, utilise depuis quelques temps déjà l’argument ethnique pour justifier sa politique et ses violences. Le Burundi, l’un des pays les plus pauvres du monde, est désormais le théâtre d’affrontement mortels entre les loyalistes (pro-Nkurunziza) et les opposants. Violences, meurtres, tortures, mutilations, tout est permis dans les deux camps. Dans les quartiers de la capitale Bujumbura, ce sont des charniers à ciel ouverts qu’on retrouve au petit matin, résultats des affrontements de la nuit.

Les Jeunes Écologistes avaient publié un communiqué de presse sur la situation du Burundi, craignant un début de génocide, il y a un an et force est de constater que la situation ne s’est pas améliorée. D’aucuns craignent la tentation de l’épuration ethnique comme ce fut le cas en 1994 dans le Rwanda voisin. La communauté saura-t-elle agir à temps pour éviter que l’horreur se répète? En tout cas, la sonnette d’alarme a, elle, déjà été sonnée à plusieurs reprises et pour l’instant, sans réels effets…

Oh, non, c’est déjà fini ! Mais comme le dirait un ami juge…

 

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