Calais.

J’ai entendu les pas de ceux qui s’enfuyaient,
Les cris tant chuchotés et les douces terreurs,
Ils n’avaient plus de mots pour décrire leurs plaies
Ni de larmes assez lourdes pour évoquer leurs peurs.

J’ai vu dans la nuit noire le brasier des grands cœurs,
Les déchirements polis et les lambeaux d’amour
Laissés au creux des âmes de ceux qui marchent et meurent,
Laissés auprès des corps sans attendre le jour.

Comment savoir où vont ces soldats de l’errance,
Ces pèlerins perdus, ces faucheurs d’espérance ?
Peut-être voyagent-ils au détour d’un désir,

Voulant prendre la mer pour trouver l’Absolu.
Sous le ciel irisé, j’ai vu des hommes perdus,
Des frères étrangers qui crèvent sans gémir.

 

Partager l'article

Partager sur facebook
Partager sur Facebook
Partager sur twitter
Partager sur Twitter
Partager sur telegram
Partager sur Telegram
Partager sur whatsapp
Partager sur Whatsapp

Laisser un commentaire