On essaye

Le streetactivism écolo : le tag en mousse !

Vous cherchez une méthode simple, écologiste et pas chère pour afficher des messages en ville ?
Nous vous proposons les TAGS EN MOUSSE !

Matériel

– Mousse végétale (trouvable sur des troncs d’arbres)
– Farine
– Eau
– Sucre en poudre (optionnel)

Le principe est simple : on va “cuisiner” une colle naturelle à partir de farine et d’eau, qui servira à fixer des morceaux de mousse sur les murs.

Fabrication de la colle

Dans une casserole, mélangez 2 cuillères à soupe de farine de blé et 1 cuillère à café de sucre (facultatif) avec un demi verre d’eau.

Faites chauffer à feu doux et mélangez au fouet ou à la fourchette pour éviter les grumeaux. Délayez cette sauce blanche avec 2 à 3 verres d’eau, en mélangeant toujours.

L’amidon, en chauffant, va épaissir la préparation.

Vous devriez vous retrouver avec une consistance similaire à celle de la béchamel. Si la colle est trop épaisse, n’hésitez pas à ajouter de l’eau !

Patientez un peu que la colle ait refroidi avant de l’utiliser !

Sur le terrain !

Trouvez un mur lisse. Appliquez de la colle, en suivant la forme ou le message voulu. Rapidement, collez des morceaux de mousse végétale. Et voilà ! Votre tag restera un petit moment sur le mur, s’il n’est pas nettoyé. Et il est 100% biodégradable.

Quelques exemples de tags en mousse des Jeunes Écologistes ! N’hésitez pas à partager vos créations sur les réseaux sociaux !

Tag en mousse "botanique la terre"

tag en mousse "ô arbres citoyens"  tag en mousse "Green revolution"

Quoi tu connais pas la capsule wardrobe ?

Quoi tu ne connais pas la #capsule wardrobe ?

Quand on aime le shopping, il nous arrive d’abuser. Un achat en entraîne un autre, et les évènements comme les soldes ou l’envie inextricable de dépenser à la rentrée ont pour conséquence un amoncellement de vêtements, accessoires et chaussures dans nos armoires.
Si vous venez d’ouvrir les yeux sur les conditions de fabrication et l’impact écologique de nos achats compulsifs (un article entier serait à faire) ou tout simplement parce que vous vous sentez étouffé-e sous ces tas d’articles souvent non portés dans votre 20m², il est temps d’adopter un nouveau modèle de consommation : la capsule wardrobe.

La capsule wardrobe ou en français garde-robe minimaliste, est un principe qui qualifie un phénomène de diminution des « déchets » dans notre penderie. Le but est de garder que quelques vêtements qui peuvent aller les uns avec les autres, et s’en contenter. Cette capsule change deux fois dans l’année, pour l’été et l’hiver. On peut ajouter ou échanger des vêtements de la garde-robe mais le nombre de pièces doit toujours rester le même pour éviter l’accumulation.
Cependant comment choisir les pièces de la capsule ?

– Les vêtements de la collection capsule sont des pièces qui nous vont bien : la coupe convient à votre morphologie, les couleurs ne jurent pas avec votre carnation, ce sont des vêtements que vous affectionnez.
– Les matériaux utilisés sont respectueux de l’environnement et durables dans le temps au possible.
– Toutes les pièces de la garde-robe peuvent s’associer pour créer différentes tenues sans avoir l’impression de porter la même chose.

Les filles comme pour les garçons, aussi déterminé-e-s qu’ils ou elles soient dans leur quête du minimalisme peuvent trouver difficile le fait de se restreindre face aux nouvelles tendances et à la pression sociale qui en découle. Néanmoins comme disait Coco Chanel « la mode se démode, le style jamais » : et cela n’a jamais été aussi vrai aujourd’hui. Alors si vous n’êtes pas convaincu-e-s, je vous conseille d’observer le phénomène notamment sur Youtube. De nombreux-ses adeptes montrent comment ils ou elles ont réussi leur capsule wardrobe et de comment être dans l’air du temps tout en portant régulièrement le même vêtement. Ces youtubeur-se-s donnent des idées sur les pièces à garder – comme le t-shirt blanc basique ou le jean slim bleu – mais aussi des conseils pour trouver votre propre style en se contentant de peu. Les mix-and-match rendent presque imperceptible la redondance de la pièce dans vos tenues : c’est la clé d’une capsule bien menée.

Est-il vraiment nécessaire d’adopter ce mode de consommation ? On peut en tout cas noter que l’impact écologique est énorme. En privilégiant le troc, l’occasion (voire les sites comme Vinted, Vestiaire Collectif), ou le « non mass market » (c’est-à-dire les petits artisans) pour la capsule, on s’attaque au système entier de la grande distribution. On s’oppose à la publicité, au désir constant du nouveau qui s’affadit à la seconde ou l’objet nous frôle les doigts et on cesse du jour au lendemain d’être une marionnette.
Ce t-shirt vendu 5 euros chez H&M, c’est seulement 1,40 pour le Bengladesh où il est fabriqué, et 5000 litres d’eau gaspillés pour du coton. C’est également des produits toxiques utilisés qui entraînent la mort de milliers de travailleurs et travailleuses dans le monde mais aussi une dispersion de CO2 en continu à cause des transports.
Il est sans doute bien difficile d’atteindre cet objectif pour de nombreuses personnes, mais il est possible d’y tendre petit à petit en donnant le superflu et en cessant les craquages intempestifs.
Alors, qu’allez-vous porter demain ?

Quelques chaînes Youtube traitant du sujet…


https://www.youtube.com/user/allinicolecherry

La Boîte à outils #4 – Fabriquer ses produits ménagers

Que des bonnes raisons pour se mettre à fabriquer ses produits d’entretiens maison :

– Parce que d’abord ça coûte cher de se fournir au supermarché en désinfectants en tous genres, déboucheurs de tuyauteries et produits pour nettoyer.

– Et parce que surtout les produits d’entretiens chimiques ne sont bons ni pour la santé de la planète, ni pour la tienne !

1- Les produits ménagers contiennent de nombreux agents non biodégradables comme les dérivés de pétrole et anti-calcaire. Ils sont extrêmement toxiques pour l’environnement lorsqu’ils se retrouvent dans les eaux usagées.

2- Lorsqu’on lave et désinfecte nos pièces avec des produits chimiques, on les inhale au quotidien, même lorsqu’ils sont secs. Imaginez à long terme les conséquences que peut avoir l’eau de Javel sur notre santé par exemple, quand on voit ce qu’elle fait endurer aux petites bactéries de notre salle de bain. De plus, à vouloir éliminer toute trace de vies microscopiques de notre espace personnel, on affaiblit notre immunité et favorise d’avantage les allergies et l’asthme. Notre corps n’a tout simplement plus l’habitude d’être en contact avec des bactéries. Et dire que si nous passons du temps dans notre appartement, c’est pour s’y sentir bien…

Alors si on est sensible à un ou plusieurs de ces arguments, on s’empresse de faire le ménage dans nos placard et on se met à fabriquer ses potions magiques homemade pour nettoyer !

Comment faire un désinfectant multi-usage maison ?

Il te faut :

– Une bouteille ou un ancien spray vide

– Des écorces d’agrumes que l’on récupère en fin de repas (orange et citron)

– Du vinaigre blanc de base qu’on trouve en supermarché pour environ 1 euro

– De l’eau du robinet

On fait macérer 2 semaines nos écorces dans notre récipient, rempli à quantité égale d’eau et de vinaigre et c’est prêt !

C’est un super produit qui dégraisse, désinfecte, détartre et en + ça sent bon les agrumes !

Comment faire un nettoyant multi-usage maison ?

Il te faut :

– Une bouteille ou un ancien récipient ménager vide

– 2 c. à soupe de savon noir (qu’on trouve facilement en supermarché). C’est un produit inoffensif à base d’huile de lin.

– Un verre de vinaigre blanc

– Optionnel : une dizaine de gouttes d’huiles essentielles si l’on veut parfumer le produit (certaines HE comme le tea-tree, l’eucalyptus, la lavande aspic, la menthe poivrée ou le citron ont des propriétés désinfectantes.)

Complétez avec de l’eau et le tour est joué !

Comment faire son liquide vaisselle maison ?

Il te faut :

– Une bouteille ou un ancien récipient ménager vide

– 1/4 verre de savon noir

– 2 c. soupe de bicarbonate de soude

– 1 c. soupe de vinaigre blanc

– De l’eau et éventuellement quelques gouttes d’HE pour parfumer

Comment faire sa lessive maison ?

Il te faut :

– Une bouteille ou un ancien récipient ménager vide

– 1 c. soupe de vinaigre blanc

– 1 c. soupe de bicarbonate de soude

– 1/2 verre de copeaux de savon râpés, ou de paillettes prêtes à l’emploi, ou savon noir (j’utilise personnellement du savon d’alep que je râpe, mais tu peux aussi prendre du savon de Marseille)

– 1 litre d’eau (chaude de préférence pour bien dissoudre le tout)

– 4 à 8 gouttes d’huiles essentielles (citron, eucalyptus, lavande,…) C’est optionnel mais ça permet au linge de sentir tout bon !

Bien secouer le tout et utiliser 1 à 2 verres dans le compartiment traditionnel de la machine à laver pour une lessive de 5 kg.

Pour + d’infos et pleins d’idées recettes, n’hésite pas à jeter un coup d’oeil sur le blog d’Antigone XXI !

La Boîte à outils #3 – Baume à lèvres maison

Une petite recette pour ceux et celles qui ont en marre de s’acheter des sticks à lèvres industriels de plus en plus chers, qui contiennent parfois plus de 30 ingrédients imprononçables dont on ne connaît ni l’origine ni les effets sur notre corps. Je vous propose donc de vous retrousser les manches pour fabriquer notre propre baume à lèvres avec les parfums qu’on aime, en 5 minutes chrono !

Pour confectionner son baume à lèvres maison, il faut :
– Du beurre végétal (de karité, mangue, cacao… selon vos préférences)
– De l’huile végétale : personnellement j’utilise de l’huile de noyau d’abricot, mais ça peut être aussi de l’huile d’amande douce, d’argan, voire même de l’huile d’olive
– Une cire (cire d’abeille, candelilla,…)
– Un conservateur naturel (huile de germe de blé, extrait de pépin de pamplemousse ou vitamine E)
– Votre petite touche personnelle selon vos goûts et vos envies pour parfumer : Une huile essentielle par exemple (orange, citron, rose…), une poudre végétale (cacao, fruits) ou une eau florale

Recette pour 10ml de préparation environ :

– Faites fondre ensemble au bain-marie 1/2 c.café de beurre, 1/2 c.café d’huile et 1/2 c.café de cire
– Une fois le mélange fondu, enlevez du feu et mélangez avec 2 gouttes de conservateur et 2-3 gouttes de votre huile essentielle (ou 1/2 c.café de votre poudre)
– Versez la préparation dans un contenant désinfecté (petit pot ou ancien bâton de stick vide) et le tour est joué !

Attention le mélange durcit rapidement, transvasez dans votre contenant sans trop tarder !

Le baume se conserve très bien et revient environ 3 fois moins cher qu’un stick à lèvres industriel (0.90 centimes contre 3 euros) !
Que les ingrédients soient bio ou pas, on connaît les 5 composants de notre baume (contrairement aux 30 du supermarché).

Pour + d’infos et pleins d’idées recettes, n’hésitez pas à jeter un coup d’oeil sur ce blog : https://antigonexxi.com/2014/02/22/faire-son-baume-a-levres-maison-cest-facile/

Quoi tu connais pas « Sauver la solidarité » ? – Partie 2

Suite et fin de l’article de Jérémy sur Philippe Van Parijs, philosophe belge adepte de John Rawls (la première partie est ici). Où il est question de la mise en place de la démocratie mondiale, pour une nouvelle solidarité.

La démocratie mondiale, une utopie ?

Même si une démocratie mondiale, seul cadre permettant la mise en place d’une véritable solidarité, semble être une utopie, la réalité dramatique à laquelle l’humanité est confrontée lui donne tout son sens.

Il s’agit donc de créer une dynamique telle que les politiques adoptées à l’échelle mondiale ne constituent pas un compromis entre les représentants des diverses composantes nationales, mais qu’elles soient soumises à la contrainte de se justifier par une argumentation s’adressant à l’ensemble des citoyens de cette fédération mondiale. S’il y a une compatibilité entre démocratie et justice, c’est que par une ingénierie difficile, on vise à consolider la démocratie tout en sachant choisir les dispositifs qui ont le plus de chances de réaliser l’idéal de justice.

Par conséquent, la conception solidariste de la justice mondiale, qui déborde légitimement les frontières des nations, doit se faire au niveau le plus élevé et si les institutions démocratiques capables d’appliquer cette conception de la justice sont inexistantes, alors il s’agit de lutter pour les créer.

Utopique ? Oui, puisqu’il est déjà difficile de vouloir préserver, approfondir et généraliser la démocratie dans les nations. Une démocratie mondiale s’avère alors impossible ou vouée à une extrême précarité notamment avec des tensions générées par les migrations et le manque d’hospitalité des pays d’accueil. Justice sociale et démocratie seront-elles un jour compatibles ?

Possible, car le peuple de la Terre dans la douleur et le conflit se rend compte qu’il ne forme qu’un, c’est-à-dire qu’il partage tout, que la pollution nous touche tous, que nous partageons une économie mondiale… Et par ce biais, par ce sentiment d’un monde commun, il sera alors possible de parler d’une voix pour créer des institutions démocratiques d’une autre ampleur que l’État-nation.

Les exemples supra-nationaux, telle l’Union européenne, doivent donc être poursuivis, il ne faut pas y renoncer, malgré les échecs, qui doivent nous instruire pour essayer autrement ce qui n’a pas fonctionné et pour oser tenter ce que l’on n’a pas encore créé. Il y va de la réconciliation démocratie-Justice et de notre survie même…

Patriotisme solidariste

Très utopique, le rawlsien de gauche ne peut se contenter d’être une variation imaginaire et il doit donc, en plus de défendre une globalisation démocratique capable de créer une allocation universelle, souscrire à un patriotisme solidariste.

Celui-ci est applicable dès aujourd’hui et permettrait le renforcement et le maintien de la solidarité actuelle. Le patriotisme solidariste consiste à renoncer par loyauté au projet de justice sociale exprimé dans les institutions de sa société, à rechercher le rendement le plus lucratif que l’on puisse trouver à l’étranger. Autrement dit, tant qu’il n’y aura pas de démocratie mondiale organisant une redistribution mondiale des richesses, le rawlsien de gauche se doit d’agir dans l’équité et le respect le plus total à l’échelle qu’il peut, aujourd’hui, l’échelle nationale.

Le rawlsien de gauche, s’il veut faire réussir à créer un patriotisme solidariste qui permette une solidarité nationale, se doit d’agir de manière à faire plier le marché mondial et l’amener à satisfaire des exigences éthiques. Ainsi, acheter éthique (en tant que ménage) permet de pénaliser les entreprises non-éthiques, par conséquent leur développement sera ralenti au profit des entreprises éthiques. Le problème est que celles qui ne s’imposent pas ces contraintes ont un avantage concurrentiel et tendent à écraser toute nouvelle entreprise éthique. D’autant que ces grandes entreprises jouent d’une éthique de surface (greenwashing) pour abuser le consommateur soucieux d’éthique. Autrement dit, si les exigences de produire de façon éthique viennent des ménages, alors les entreprises devront s’y adapter. Si l’éthique vient des entreprises, alors elle s’autodétruira dans un principe de rentabilité.

Ceci permet de comprendre le problème qui est le suivant : les États se comportent toujours plus comme des entreprises (il suffit de regarder la concurrence acharnée entre États pour la compétitivité) et laissent donc de côté l’éthique dans un souci de rentabilité, à l’époque même où ceux-ci perdent le contrôle de leurs facteurs de production avec la mondialisation et se transforment donc en entreprises immergées dans le marché mondial. Pour devenir attrayant, ils sont donc prêts à sacrifier l’éthique. Cette mue des États en entreprise est une tendance lourde dans la société actuelle, que seul le citoyen peut faire plier, par son vote, son militantisme…

Mais derrière ce paradoxe, les États comme les entreprises ont une marge de manœuvre. Tout n’est pas nécessairement fait pour maximiser les profits. Il y a une certaine liberté quant à la réalisation d’idéaux qui leur tiennent à cœur, financer certaines allocations est certes un coût pour l’État, mais il ne le met pas en péril pour autant et il peut donc se permettre cette « Petite folie ».

Mais comme une entreprise ces « luxes éthiques », de solidarité, sont subordonnés à la santé économique du pays, en temps de crise, ils passent au second plan.

S’il est difficile d’exercer un patriotisme solidariste du fait de la résistance des États en temps de crise, il est peut-être encore plus difficile d’être vraiment un patriote solidariste. Ne peut-on pas dire aujourd’hui que les États sont aussi devenus comme les entreprises, des outils interchangeables de subsistance ? Si une entreprise propose mieux, autant quitter son emploi. Il en devient de même pour l’État, la devise de Kennedy : « Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour votre pays » devient obsolète, il s’agit plutôt de s’interroger en tant qu’individu sur : Quel pays peut m’être le plus rentable sans que je n’aie rien à y faire de plus que ce que je fais actuellement dans celui-ci ?

Cette tendance à préférer payer moins cher, bien que ce soit produit ailleurs, d’épargner ailleurs etc. est une « tendance lourde » et pour pouvoir réaliser la solidarité, il nous faut l’affaiblir en insufflant un sens patriotique aux détenteurs du pouvoir d’achat. Les convaincre de ne pas faire usage des possibilités de gain individuel supérieur qui s’offre à eux grâce à l’ouverture des frontières. Cette stratégie de patriotisme poussée à l’extrême résoudrait donc, en partie le problème, mais elle poserait d’autres questions : quelle échelle patriotique ?

Donc créer ce projet collectif de solidarité est absolument nécessaire pour rendre effective la justice sociale.

En résumé, une politique de gauche doit donc se baser sur ces trois piliers que sont : l’allocation universelle, la globalisation démocratique et le patriotisme solidariste. Pour reconquérir leurs marges de manœuvre, les États doivent donc hisser la citoyenneté à un niveau supérieur, qui permettrait de les soustraire davantage aux contraintes engendrées par les facteurs économiques. Quant au citoyen, il se doit de prendre part à un projet qui neutralise cette perte de pouvoir et de solidarité : le patriotisme solidariste, afin que nous puissions envisager le plus vaste de nos rêves : la réalisation d’une Justice sociale mondiale.

Pour poursuivre la réflexion, voici une courte bibliographie sélective des livres publiés par Philippe Van Parijs :

  • Frank De Roose, Philippe Van Parijs La Pensée écologiste : Essai d’inventaire à l’usage de ceux qui la pratiquent comme de ceux qui la craignent  De Boeck, 1991.

À lire ici gratuitement.

  • Ni Ghetto ni tour d’ivoire. L’éthique économique et sociale aujourd’hui Academia-Erasme, 1993. À lire ici gratuitement.

  • Marxism Recycled ( Studies in Marxism and Social Theory )Cambridge University press, 1993. Non traduit. À lire ici gratuitement.
  • Refonder la solidarité Cerf,1996. Philippe Van Parijs y poursuit, un an après, laréflexion commencée dans l’ouvrage présenté ici sur la solidarité.
  • Yannick Vanderborght, Philippe Van Parijs L’Allocation universelle Editions La Découverte, 2005. À lire ici gratuitement.

Merci à Christine Février pour ses nombreuses relectures.

Etudiant en classe préparatoire littéraire au lycée Chateaubriand. Chroniqueur pour la rubrique "Quoi tu connais pas" de La Souris Verte. Membre du comité de rédaction du journal.

Quoi tu connais pas « Sauver la solidarité » ?

Aujourd’hui, Jérémy nous présente un livre d’un philosophe belge, Philippe Van Parijs. L’objectif de ce disciple de John Rawls : donner les armes intellectuelles à la gauche pour repenser la solidarité et faire avancer la démocratie.

Dans Sauver la solidarité, Philippe Van Parijs s’interroge sur les moyens possibles de rétablir une solidarité au sein de la société actuelle. « Sauver la solidarité », voire même l’étendre. Publié en 1995 sous le titre anglais Real Freedom for All: What (if anything) can justify capitalism?, ce livre propose trois piliers sur lesquels la gauche doit s’appuyer : l’allocation universelle, la globalisation démocratique et le patriotisme solidariste.

Philosophe et économiste belge, il publia un livre en 1993 intitulé Marxism Recycled où il prend acte d’une révolution dans la théorie des classes, où l’opposition capitaliste-prolétaire se mue en travailleur-chômeur et y défend l’instauration d’une allocation universelle que chaque individu toucherait de manière inconditionnelle toute sa vie. Dans l’ouvrage explicité ici, il contribue à faire avancer les théories de la Justice de John Rawls. Fortement engagé, il proposa la mise en place d’un euro-dividende, sorte de revenu de base européen. Il défend aussi l’idée d’étendre le droit de vote à tous les étrangers résidant en Belgique aux élections municipales.

Concevoir la solidarité autrement

Sa pensée novatrice suggère ainsi que pour y arriver, il faut se dégager de la conception actuelle de la solidarité, telle qu’elle est véhiculée dans l’opinion commune et la pratique de chacun. C’est-à-dire un acte contingent, fait dans le simple intérêt d’un groupe ou d’une personne de manière éphémère. Bref, être solidaire quand cela nous arrange. Lui conçoit la solidarité bien autrement : celle-ci serait à l’œuvre si étaient mises en place une allocation universelle, une globalisation démocratique ou encore si on œuvrait à une réhabilitation du patriotisme. Voici les trois moyens que celui-ci propose pour arriver à instaurer une société « solidariste » et qui constituent le rawlsisme de gauche. Cet ouvrage témoigne d’une pensée qui refuse la résignation et qui conçoit l’avenir de notre société de manière différente, c’est-à-dire basée sur l’idée de justice sociale universelle.

Petit point sur le rawlsisme. Philosophie conçue par le philosophe américain John Rawls, il y défend l’idée que tout individu tend consciemment à prendre des décisions qui maximisent l’intérêt général. Une action est considérée comme bonne si, et seulement si, elle permet d’accroître « le plus grand bonheur pour le plus grand nombre », et ce, même s’il faut sacrifier le bien-être de certains.

Il posa deux principes :

* Principe de liberté et d’égalité : Chaque personne a un droit égal aux libertés les plus étendues compatibles avec la liberté des autres.

* Principe de différence : Les inégalités sociales et économiques doivent être agencées de sorte que tout individu ait les mêmes chances que les autres. Les inégalités sont justifiées lorsqu’elles permettent d’améliorer la situation des plus désavantagés.

Pour une démocratie mondiale

Philippe Van Parijs consacre la première partie de son essai à définir ce qu’est le rawlsisme de gauche. il y défend notamment le souci de lutter pour l’avènement d’une démocratie mondiale. Penser la démocratie à l’échelle nationale, celle de notre société n’est pas suffisante. Il ne s’agit pas pour autant de créer d’autres institutions de solidarité, mais bien de consolider et d’améliorer les anciennes. Pour se rapprocher d’une redistribution des richesses d’envergure mondiale, la « première étape » est de passer à l’échelle supérieure, car les systèmes nationaux de redistribution sont soumis à de trop fortes pressions. Pressions qui sont réduites lorsque l’on passe à une échelle plus grande, car cela permet d’avoir une marge de manœuvre accrue en ce qui concerne la gestion des taxations, de l’épargne, de la consommation d’énergie. Donc lutter aujourd’hui pour un rawlsisme de gauche, c’est vouloir préserver les espaces de distribution existants, tout en luttant contre le morcellement territorial de la solidarité (autrement dit, l’organiser sur un territoire le plus grand possible).

En effet, l’échelle nationale s’impose comme une barrière à la réalisation de l’idéal de justice solidariste, car elle est basée, dans les pays riches, sur la démocratie conçue comme nationale. Or, derrière l’apparente harmonie des termes justice et démocratie, il y a un véritable obstacle à la réalisation de la justice si on s’en tient à l’échelle nationale. Les démocraties posent en effet un souci d’égalité au niveau des territoires par l’institution de leurs frontières. Une justice sociale mondiale ne peut en effet être envisageable que si, d’un point de vue institutionnel, tous les individus de la planète ont le même accès aux mêmes opportunités, sont égaux face aux flux de richesses…

Pour obtenir une justice mondiale, il faudrait donc tout d’abord abattre les frontières pour que les inégalités entre habitants de pays pauvres et riches s’amenuisent. Via cette suppression, les capitaux et les travailleurs pourront en effet se répartir entre tous les pays, contrairement à aujourd’hui où le capitalisme des pays démocratiques a accentué la disparité Nord/Sud. La conséquence inévitable de cela est donc que les habitants du Sud veulent aller dans les pays du Nord pour pouvoir profiter eux aussi de ces richesses. De plus, la démocratie donne également le pouvoir aux habitants des pays du Nord (par leur vote) d’enrayer cette venue d’immigrants qu’ils considèrent comme une menace du fait qu’ils viennent profiter des ressources du pays d’accueil. Donc plus il y aura de démocraties nationales dans le monde, moins il y aura d’égalité à l’échelle mondiale, ce que seule une démocratie à l’échelle mondiale serait capable de résoudre.

Si la démocratie nationale freine l’avènement de cette justice sociale, il faut alors la sacrifier. Philippe Van Parijs ne voit en effet la démocratie que comme un instrument institutionnel. Et à ce titre, si l’idéal exige de l’écarter, alors il faut le faire. L’ingénierie démocratique ne doit pas se laisser guider par un idéal démocratique autonome, mais par un idéal de justice, pour lequel l’idéal démocratique ne serait au mieux qu’un instrument.

Pour autant, moins de démocratie ne nous rapproche pas plus de la justice sociale non plus, car une procédure ne respectant pas les trois principes de la démocratie (conjonction de la règle de majorité, du suffrage universel et de la liberté de vote) offrirait encore moins de garanties que la démocratie de réaliser cet idéal.

La question est donc de savoir lequel, parmi les innombrables dispositifs de décision collective qui satisfont aux trois conditions minimales, est capable d’assurer la réalisation de cette justice sociale. Le dispositif choisi devra pouvoir permettre l’éclosion d’un débat public à travers lequel toutes les parties concernées puissent faire entendre leurs positions et leurs arguments et surtout, influencer le contenu des discours. Seul ce débat est susceptible de faire de la démocratie un mécanisme institutionnel permettant de façonner les lois et son fonctionnement selon cet idéal de justice.

Et l’Europe dans tout ça ?

L’Union européenne témoigne de la possibilité de dépasser l’échelle nationale. Mais les difficultés de mise en œuvre de cette solidarité supranationale sont bien réelles. Seule institution supranationale, l’Union européenne semble être l’organisation politique la plus à même de réaliser ce défi d’allier démocratie et justice pour une solidarité effective universelle.

Cependant, instaurer un mécanisme de redistribution interpersonnelle massive à cette échelle n’est pas sans poser des problèmes de fond. Tout d’abord, la taille de ce mécanisme pose problème. Plus il est grand, mieux ce serait. Or, plus l’UE est grande, c’est-à-dire, plus elle a d’États membres, moins son pouvoir politique est fort, car il est très difficile d’obtenir de tous les États membres (28 en 2015) une décision commune, sachant que chacun défend ses intérêts nationaux. De ce fait, pour renforcer le pouvoir politique de l’Union européenne, il faut accroître le pouvoir du Parlement européen, seule institution représentative élue au suffrage universel direct. C’est en effet celui-ci qui, au-delà des intérêts personnels, vise l’intérêt des habitants de l’Union. Mais il faut encore rééquilibrer le pouvoir du Parlement européen, qui est celui des citoyens, et le pouvoir de la troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne et le FMI). Mais il faut aussi renforcer les échanges scolaires, les euro-diffusions, l’anglais comme « latin du troisième millénaire » pour pouvoir réaliser des débats à 28 sans intermédiaires, ce qui contribuerait à créer un sentiment de cohésion entre les peuples, pour créer un patriotisme européen qui se voudrait « solidariste ». On voit donc déjà les difficultés à mettre en œuvre ce projet de justice sociale à l’échelle d’un continent. Il est aisé d’imaginer les difficultés d’organiser cette démocratie mondiale distributrice équitable des richesses.

Suite de la réflexion se situe dans un deuxième article consacré à cet ouvrage, à paraître bientôt sur La Souris Verte.

Etudiant en classe préparatoire littéraire au lycée Chateaubriand. Chroniqueur pour la rubrique "Quoi tu connais pas" de La Souris Verte. Membre du comité de rédaction du journal.

Quoi tu connais pas le flexitarisme ?

Végétarisme, végétalisme ou véganisme. Ce sont sûrement les modèles alimentaires non carnés que vous connaissez le mieux. Cependant, au milieu d’eux existe le flexitarisme, un modèle alternatif.

C’est un concept assez récent qui consiste à réduire sa consommation de viandes, sans pour autant ne plus en manger du tout. Le flexitarisme, c’est être végétarien, sauf quand un plat vous fait envie, ou être un « végétarien qui mange occasionnellement de la viande ». Le régime a donc l’avantage de ne pas contraindre votre entourage à cuisiner sans viandes pour les repas de famille, entre amis, etc.

De même que les végétariens, les flexitariens consomment des produits laitiers et des œufs. Seuls les végétaliens et les vegans n’en consomment pas.

Le mot vous était sûrement inconnu et c’est normal puisqu’il ne fait même pas partie du dictionnaire. En revanche, cette pratique existe bel et bien. Le mot a d’ailleurs été élu « néologisme le plus utile de l’année » aux États-Unis en 2003.

Les motivations pour entamer ce changement alimentaire sont principalement les mêmes que celles des végétariens, c’est à dire, pour des raisons médicales, le respect des animaux, la préservation de l’environnement ou simplement par goût. Je ne poursuivrai pas davantage l’argumentaire de ces motivations, car vous trouverez facilement livres, sites ou discussions contenant chiffres, études scientifiques et témoignages à ce sujet les exposant de manière bien plus exhaustive que je ne pourrais l’être ici. N’hésitez donc pas à vous y intéresser.

Quant à la fréquence à laquelle un flexitarien mange de la viande il n’y a aucune réponse que l’on pourrait citer comme “référence”. J’ai personnellement été flexitarien il y a quelques années et ma consommation n’a jamais excédé trois repas carnés par mois. À chacun donc de choisir, selon ses envies et convictions.

L’alimentation quotidienne d’un flexitarien est donc également la même qu’un végétarien : des repas variés et équilibrés, fournis en féculents et légumes. Si vous êtes inquiets à propos d’éventuelles carences, parlez-en à votre médecin mais, le risque est très faible. Il vous suffit d’avoir des repas équilibrés, les légumes regorgent de protéines végétales, tout comme certaines céréales et pourquoi pas en profiter pour découvrir de nouveaux aliments riches en protéines complètes comme le tofu, le seitan ou le tempeh ?

Modèle durable de consommation alimentaire ou modèle de transition personnelle vers le végétarisme, le flexitarisme est à définir selon ses motivations.

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Etudiant en classe préparatoire littéraire au lycée Chateaubriand. Chroniqueur pour la rubrique "Quoi tu connais pas" de La Souris Verte. Membre du comité de rédaction du journal.

Quoi tu connais pas OAT shoes ?

Achète ces chaussures, elles sont biodégradables ! Tel pourrait être le slogan d’OAT shoes, une marque de chaussures totalement biodégradables. En effet, l’entreprise a fait le pari de créer des chaussures écologiques, se dégradant naturellement dans le sol.

Le principe est simple, une fois vos chaussures usées jusqu’à la moelle, vous n’avez qu’à les planter. Faites leurs des funérailles dignes de ce nom (quitte à passer pour ridicule auprès de votre entourage) pour ensuite voir un joli bouquet de fleurs fleurir sur la sépulture de vos baskets.

Conçues aux Pays-bas et produites en Bulgarie, cette gamme de chaussures n’a actuellement aucun point de vente en France, mais à Amsterdam, où se situe la boutique mère, les chaussures sont exposées en vitrine dans… de la terre. Quant à nos amis frontaliers, il existe des revendeurs en Belgique, Espagne, Italie, Allemagne, Suisse… Pour plus d’infos il vous suffit de vous rendre sur leur site, rubrique stores. Mais ne soyez pas malheureux pour autant, si vous voulez les acheter il y a la boutique en ligne, qui elle, n’a pas de frontières !

Quant à ceux qui se demanderaient à quoi ça sert d’avoir des chaussures qui se défont à la moindre pluie, OAT shoes pourrait répondre que, comme toute entreprise, elle est soumise à un cahier des charges strict. Pas de soucis donc, vous pourrez utiliser vos tennis, peu importe ce que vous faites, balade en ville ou jogging dans la boue, ce sont des chaussures comme les autres avec un bonus écologique !

Sont elles véganes ? Sont elles locales ? Questions cruciales en effet ! Elles sont véganes, la brochure (consultable ici, attention c’est en anglais) ne mentionne en effet aucun composé d’origine animal, ce que m’a confirmé l’entreprise. Les chaussures sont composées de chanvre, de liège et de plastiques certifiés biodégradables. Seules les collections Skin contiennent du cuir et ne sont donc pas véganes. Petite cerise sur le gateau, ces chaussures ne viennent pas du bout du monde ou d’Asie. Non, elles sont toutes produites en Europe.

Il n’y a actuellement que cinq collections de chaussures, certaines plus colorées que d’autres. À vous de faire votre choix. Mais si vous n’êtes pas regardant à la dépense, vous pouvez aussi succomber pour les OAT bags ou, si vous êtes jeunes parents, pour les OATies, la gamme de chaussures pour bébé.

N’hésitez donc pas à faire votre hipster écologique à la rentrée. En sachant qu’il faut tout de même débourser entre 129 et 179€ pour une paire de chaussures adulte, 39 ou 119€ pour un sac et pour les OATies 39€. Des prix certes un peu élevés, mais pas excessifs non plus.

Tenté ? La boutique est ici ! Et n’oublie pas de donner ton avis en commentaire si tu les essaies !

Etudiant en classe préparatoire littéraire au lycée Chateaubriand. Chroniqueur pour la rubrique "Quoi tu connais pas" de La Souris Verte. Membre du comité de rédaction du journal.

Quoi tu connais pas Ecosia ?

Ecosia, le moteur de recherche qui plante des arbres plutôt que d’enrichir ses créateurs ! Testé et approuvé par la rédaction !

Ecosia est le moteur de recherche écolo par excellence ! Planter des arbres en surfant sur le net pour lutter contre les conséquences de la déforestation, c’est possible. Chaque recherche que vous effectuez peut servir à planter des arbres ! Et beaucoup même !

Vous utilisez sûrement Google, Bing ou Yahoo. Ce sont en effet les moteurs de recherche les plus utilisés en France. Mais il existe de petits moteurs de recherche, peu connus, qui agissent pour la bonne cause.

En effet, plutôt que de conserver l’argent des liens publicitaires Ecosia s’en sert pour reboiser les forêts tropicales !

L’entreprise reverse ainsi 80% de ses recettes à l’association The Nature Conservancy et son projet Plant a billion trees (littéralement Planter un milliard d’arbres ) qui replante des arbres tout autour du globe.

Les 20% restant servent quant à eux à la rémunération de l’équipe et au fonctionnement du site.

Qu’en est-il des émissions de CO2 ? Elles sont compensées, certes par les arbres plantés, mais aussi par le partenaire Myclimate d’Ecosia qui construit un four solaire à Madagascar pour y limiter la déforestation et l’utilisation des fours traditionnels polluants. Le moteur compense ainsi la consommation en énergie de ses serveurs, ceux de Yahoo et Bing, celle du réseau et celles des appareils que nous utilisons pour nous en servir.

Alors bon, planter des arbres c’est bien. Mais si c’est pour avoir des résultats moins bons et attendre, ça l’est déjà moins. Or, Ecosia est tout aussi efficace que d’autres moteurs de recherches. Quant à la qualité des résultats, c’est celle de Bing et de Yahoo améliorée par l’algorithme d’Ecosia. Autant donc ne pas s’en priver !

Aujourd’hui, Ecosia est en mesure de récolter 1 dollar toutes les 28 secondes, et donc de pouvoir planter un arbre supplémentaire dans ce même délai.

Et ce, en toute transparence. Ses rapports bancaires sont en effet consultables sur le site et démontrent la fiabilité de l’entreprise sur le reversement des revenus publicitaires.

Devenir Ecosien vous fera aussi entrer dans une communauté écoutée de ses créateurs. Le nouveau design ? Inspiré par la communauté. Votre compteur d’arbre planté ? Inspiré par la communauté. La transparence ? C’était aussi une demande de la communauté. Et l’équipe s’y est attelée et a répondu à ses attentes. Vous pouvez d’ailleurs consulter tous ces changements sur le blog d’Ecosia.

Quant à ceux d’entre nous qui se demandent s’il est utilisable sur leurs mobiles, oui c’est possible, l’application Ecosia est disponible en téléchargement gratuit.

Qu’attends-tu donc pour faire d’Ecosia ton moteur de recherche ? Rends-toi vite sur Ecosia.org. Clique sur ajouter Ecosia à ton navigateur et vois ton nombre d’arbres plantés grâce à toi et tes recherches augmenter de jour en jour !

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Etudiant en classe préparatoire littéraire au lycée Chateaubriand. Chroniqueur pour la rubrique "Quoi tu connais pas" de La Souris Verte. Membre du comité de rédaction du journal.

Quoi tu connais pas ta nouvelle chronique ?

Présentation de ta nouvelle chronique, quant au premier article, à toi de deviner !

Bonjour ou bonsoir à toutes et tous !

Je me joins à l’équipe de la souris verte pour vous annoncer une nouvelle rubrique, ou plutôt une sorte de chronique sur notre journal en ligne préféré : Quoi tu connais pas…?

Après vous avoir présenté le Phonebloks, l’idée m’est en effet venue de vous présenter d’autres concepts, d’autres produits ou simplement des idées que je trouve originales et utiles, mais qui surtout peuvent vous plaire à vous aussi, enfin je l’espère !

Ce sera donc un peu la chronique consommacteur de La souris Verte mais pas que !

Loin de vouloir être moralisatrice Quoi tu connais pas …? sera une chronique de découverte à laquelle vous pourrez participer en y laissant des commentaires afin de renouveler les sujets, les critiquer, me présenter un projet qui vous tient à cœur pour que l’on en fasse un article.

Bref, une chronique où votre avis compte et où il ne faut pas hésiter à le donner ! Surtout si vous achetez ou testez l’un des produits qu’abordera la chronique afin que l’on puisse avoir des retours du ” terrain “.

Sur ce, je vous laisse donc découvrir le premier article sortant dans la foulée de cette présentation et pour pimenter ce début de chronique d’un peu de suspens, je vous en dévoile les premières lettres. Le sujet sera… Eco…

 Ça vous laisse du choix ! La réponse dans quelques jours.

Etudiant en classe préparatoire littéraire au lycée Chateaubriand. Chroniqueur pour la rubrique "Quoi tu connais pas" de La Souris Verte. Membre du comité de rédaction du journal.

La Boîte à outils #2 – Le dentifrice

Faire son dentifrice ?!

Par manque de temps, d’information, on a bien souvent recours au dentifrice tout prêt acheté dans le commerce (bio ou pas d’ailleurs).Si le dentifrice est utile pour désinfecter, c’est essentiellement le brossage qui fait le gros du travail, ne l’oublions pas. Ceci étant dit, voici comment faire son dentifrice maison en moins de 5 min top chrono !

Les ingrédients

Pour préparer un dentifrice soi-même, rien de plus simple, il suffit :

– D’un petit pot en verre (un ancien pot de miel fera l’affaire !)

– D’argile blanche (qu’on trouve facilement au magasin bio du coin)

– Du bicarbonate de soude

– De l’huile essentielle de menthe poivrée (le plus “classique”, mais romarin cinéole est conseillé également, même si son goût est plus particulier)

– De l’eau (du robinet !)

La préparation

1. Compléter le pot en verre jusqu’au tiers environ (pour ne pas avoir à en refaire trop souvent, et pour ne pas non plus le laisser sécher au fond du pot) avec un mélange en proportion de trois cuillère à soupe d’argile blanche pour 1 cuillère à café de bicarbonate de soude.

2. Une fois le tiers atteint, compléter avec une à deux gouttes d’huile essentielle (menthe ou autre !)

3. A l’aide d’une cuillère à café (ou mieux encore, d’une pipette), rajouter progressivement de l’eau tout en touillant avec le bout de la cuillère ou une spatule, jusqu’à obtenir une pâte consistante. Pour éviter que le dentifrice ne se liquéfie au bout de plusieurs utilisations, il est conseillé de ne pas ajouter trop d’eau, et de le  conserver sous une forme légèrement sèche.

4. C’est prêt !

N.B. Il est conseillé de ne pas plonger la brosse à dents directement dans le pot pour éviter la prolifération de bacteries, une petite spatule en bois pour étaler fera parfaitement l’affaire !

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Crédit photo : lewebcomptoir.blogspot.fr

L'équipe de la rédaction se charge de vous proposer régulièrement de nouveaux articles.

La boîte à outils – #1 Le compost

Faire un compost ?!

Lorsque l’on pense compost, on mélange bien souvent contenant et contenu. On a tendance a désigner sous ce terme à la fois l’emplacement qui sert au compost (parfois appelé bac à compost) et le mélange de matière organique que l’on y dépose.



Aujourd’hui, commençons par le contenant

Il y a plusieurs types de bac à compost, celui que vous choisirez doit dépendre de deux choses :

– 1) l’espace dont vous disposez.

-2) L’équilibre prix / compétences en bricolage.

Ensuite au travail 3).

Chapitre 1 : L’espace dont vous disposez

Le principe est simple : plus vous avez d’espace, plus vous pouvez avoir un compost important.

Aucun
Dans ce cas vous vivez probablement en milieu urbain. Si vous rechignez à jeter vos déchets végétaux (et je vous comprend bien), le mieux est de voir si il existe un compost public à proximité de chez vous. Si ce n’est pas la cas contactez les services de votre municipalité, il est parfois possible d’en faire installer un! (Mais je vous l’accorde sur ce point là vous avez plus de chances que votre demande aboutisse si vous êtes grenoblois que bordelais).
Ultime étape si vous trouvez qu’il y a de meilleures utilisations que de fleurir les ronds points pour la terre fertile obtenue alors dans ce cas montez un jardin partagé (par exemple avec les JE) ou contactez les Incroyables comestibles de votre ville (http://www.incredible-edible.info/).

Balcon, bout de jardin et assimilés
Pour ceux qui ont la chance d’avoir un petit balcon ou bien un bout de jardin, une cour, un toit, que sais-je encore, faire un composteur chez vous c’est réalisable ! Il est possible d’avoir des bacs de petite taille car, comme nous le verrons plus loin ce n’est pas la taille qui compte mais la composition de votre compost.

Un jardin, un domaine forestier, quelques hectares champêtre
Pour ceux qui ont suffisamment d’espace, la taille adéquate sera liée à votre production de déchets végétaux. Vous pouvez même simplement faire un tas et attendre que le tout se décompose tranquillement.


Chapitre 2  L’équilibre prix / compétences en bricolage.

Aujourd’hui vous trouverez dans le commerce des bacs à compost de toutes tailles, généralement en plastique vert ou noir et d’une esthétique douteuse.
Si vous avez un tant soit peu de matériel pour bricoler, construire soit même son composteur est extrêmement simple. Le but est de faire une caisse en bois. Typiquement, une scie, un marteau, des clous, du bois (planches et tasseau…) et peu de travail devraient faire l’affaire.

Toutefois il y a plusieurs options pour votre compost auxquelles il faut penser ( acajou/teck, vernis/laque, sièges en cuir, clim, jantes chromées… Pardon je m’égare).

En fait, il y a deux options qui comptent vraiment :
-Un fond/ pas de fond
-Une trappe avant/ pas de trappe avant

Un fond/pas de fond
Quel est l’intérêt de ne pas avoir de fond? Si votre compost est posé sur de la terre, ne pas avoir de fond permettra aux vers de terre et autres petites bêtes utiles au compostage de venir dans votre compost. Si vous êtes sur le carrelage de votre balcon ou sur le goudron de votre cour ça ne sert strictement à rien.

Une trappe avant/pas de trappe avant
Dernière option la trappe avant. Dans l’idéal vous aurez plusieurs bacs qui correspondent aux différents stades d’avancement du compostage, dans ce cas idéal c’est inutile. Par contre si vous n’avez de la place que pour un seul bac, les différents stades de décomposition se feront en fonction de la profondeur, les apports de matières végétales se faisant par le haut. Concrètement au fond vous aurez la décomposition la plus avancée et à la surface les déchets les plus récents. La trappe permet alors de récupérer le fond du compost sans avoir à le retourner c’est donc à vous de voir.

Chapitre 3 : Au boulot !
Maintenant un modèle de compost très simple à réaliser pour ceux qui ont de la place.

Matériel :
-Palettes (six on est large)
-Clous
-Marteau
-Scie
-Pied de biche