Réchauffement climatique

Un océan de solution

Quoi ? La COP21 patine ? Mais pourtant il y a un véritable “océan de solutions” qui existe ! Découvrez-les dans ce débat qui a été diffusé sur France 0 dernièrement et présenté par Sébastien Folin.

Pour voir l’émission, chaud devant c’est par ici !

J. Lebourgeois pour la rédac’

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Dessous des cartes COP21 partie 2

Cette fois-ci, c’est davantage sur l’événement lui-même que se concentre Le Dessous des Cartes , notamment autour des défis que doit relever la plus grande conférence sur le climat jamais organisée ! Entre justice climatique, accord contraignant et durable ou encore le respect et le contrôle des engagements pris durant cette COP, l’enjeu est de taille pour réussir à contenir le réchauffement climatique en dessous des 2°C !

Pour voir l’émission, c’est par là !

Et pour voir ou revoir l’épisode 1, c’est par ici !

J. Lebourgeois pour la rédac’

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#InsideCOP J3 : Transparence maintenant !

Du 30 novembre au 11 décembre a lieu au Bourget, en Seine-Saint-Denis la COP21. Les 7000 représentants des 196 signataires de la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique se réunissent afin de mettre sur pied un accord universel de lutte contre le changement climatique. Cinq jeunes écologistes ont réussi à se faufiler à l’intérieur du centre de conférence. Chaque soir, ils racontent à la Souris Verte leur journée #insideCOP.

Lucile est notre informatrice du jour infiltrée au cœur de la COP21. Elle nous en dit plus sur la place réservée aux ONG et leur difficulté à faire entendre leur voix au sein de cette grand-messe climatique.

Photo Lucile

Lucile, notre informatrice du jour, est ravie de voir que la planète n’est pas perdue : on l’a retrouvée près du stand des Etats-Unis.

Vous commencez à avoir l’habitude maintenant… mais on vous redonne quand même le lien des articles relatant les deux premiers jours de négociations ici et là!

La SV : Bonsoir Lucile. Veux-tu nous décrire un peu l’ambiance à la COP aujourd’hui ?

On sent une différence depuis ce matin. Les négociations ont vraiment commencé, on a senti qu’on « entrait dans le dur » ! Hier c’était les grandes déclarations sur comment on va sauver le climat, aujourd’hui c’est plutôt « c’est bien de sauver le climat, mais ça serait aussi bien de ne pas dépenser notre argent, de ne pas trop changer notre économie… » du moins pour les négociateurs qui ne viennent pas de pays pauvres ou de petites îles.

La SV : Avez-vous eu plus de succès que les deux premiers jours pour suivre ce qui se trame derrière les portes ?

Nous sommes, en tant qu’ONG, exclus des négociations. Ce matin, avec un groupe de jeunes, nous avons essayé d’entrer de force dans une salle où se déroulait une session de négociations sur l’article 2 (qui concerne les droits de l’homme et l’équité intergénérationnelle). Nous nous sommes alignés au fond, contre le mur. Comme nous étions une vingtaine, la sécurité a vite compris que nous n’étions pas des négociateurs… ils nous ont donc fait sortir et nous ont expliqué que c’était pour des contraintes de place, alors que la réunion était dès le départ fermée aux observateurs de la société civile.

La SV : J’ai cru comprendre que vous aviez rencontré un certain monsieur Fabius aujourd’hui…

Nous ne l’avons pas vraiment rencontré, mais nous avons participé à une conférence à destination des orgas de la société civile. Il a notamment souligné qu’il voulait arriver à un accord contraignant, et que si on la conférence de Paris était un échec, il faudrait revoir tout le processus des COP. Pour lui, arriver à un accord serait une réussite personnelle, le sommet de sa carrière – et étrangement, ça coincide avec ce qu’on défend pour la COP !

https://twitter.com/raph_klitting/status/672087903040872448

Beaucoup de questions ont tourné autour de l’ouverture et de la transparence. La réponse est plutôt insatisfaisante : les organisateurs estiment qu’ils ont fait des efforts, en retransmettant certaines réunions et en projetant les textes en négociation en temps réel – sachant que parfois il y a des « arrêts techniques » un peu mystérieux. Il n’en reste pas moins qu’ils ne veulent pas trop que la société civile mette son nez dans les négociations…

La SV : A ton avis, pourquoi les organisateurs de la COP font-ils le choix d’exclure les observateurs des sessions de négociations ?

On les dérange, on bouscule le système avec nos revendications. Nous ne sommes pas menés par notre intérêt personnel, celui d’un petit groupe, ou des intérêts financiers… mais par des intérêts plus larges, voire le bien de l’humanité. C’est plus simple de nous donner des bribes d’influence plutôt que d’instaurer une réelle inclusion de la société civile. Il y a une distance très forte entre nous et les politiques, les négociateurs ; pour rire, on les appelle les « pingouins » à cause du costard-cravate, alors que du côté ONG c’est plutôt T-shirt à fleurs, tu peux te fondre dans la masse. Jusque dans l’habillement, on sent qu’on ne fait pas partie du même monde.

La SV : Un bon moment de la journée à partager avec nous ?

Après midi, les choses se calment un peu pour les délégués des ONG. On suit des conférences de presse et des plénières sur nos ordinateurs. Certaines réunions ne sont pas ouvertes, mais elles sont retransmises. On commence à travailler sur les documents et les articles en négociation.

Et on rigole beaucoup. On va courir après une célébrité, puis on revient… on décompresse un peu, même si parfois les réunions qu’on écoute donnent envie de taper sur l’écran !

La SV : Un message particulier à transmettre, pour la fin de cette interview ?

Je suis convaincue que c’est en communiquant avec la sphère citoyenne à l’extérieur de la COP, en expliquant que nous sommes un peu dépourvus à l’intérieur, en montrant notre mobilisation à l’extérieur, qu’on pourra montrer aux chefs d’Etat qu’ils ne peuvent pas faire n’importe quoi ! Il faut y arriver, malgré l’état d’urgence et son utilisation abusive à l’encontre des militants écologistes.

 

Quand elle ne traque pas les VIP dans les couloirs du Bourget, Lucile est maîtresse en maternelle. Vous pouvez suivre sa chronique vidéo Une maîtresse à la COP pendant toute la semaine !

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#InsideCOP J2 : Le travail s’organise

Du 30 novembre au 11 décembre a lieu au Bourget, en Seine-Saint-Denis la COP21. Les 7000 représentants des 196 signataires de la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique se réunissent afin de mettre sur pied un accord universel de lutte contre le changement climatique. Cinq jeunes écologistes ont réussi à se faufiler à l’intérieur du centre de conférence. Chaque soir, ils racontent à la Souris Verte leur journée #insideCOP.

Pour le récit de la première journée, cliquez ici.

Nous retrouvons Leslie qui fait partie de la délégation des Jeunes écologistes pour cette première semaine de COP et est aussi membre du WARN. Elle nous parle du lobbying qui s’organise et de l’intégration des « petits nouveaux » dans la machine bien rodée de la COP…

La SV : Bonsoir Leslie. Alors, cette journée de COP était-elle aussi fatigante, et passionnante, que celle d’hier ?

Aujourd’hui, ça va, j’ai pu mettre mon réveil à 6h seulement [ouille! ndlr] pour être à 8h à la réunion du YOUNGO, c’est-à-dire l’ensemble des délégations représentant des associations de jeunesse à la COP. C’est un peu LE moment important de la journée : on répertorie tous les événements, réunions, actions auxquelles participent des membres du YOUNGO.

Dans la journée, on a ressenti une petite baisse de tension, du fait que l’accès aux plénières et aux salles de discussion est généralement fermé, ou réservé uniquement aux Parties qui possèdent un badge rose. Du coup on se demande un peu « Qu’est-ce qu’on fait ? ». On sent que les jeunes ont une toute petite place dans les négociations, et qu’il faut se battre pour la conserver, par exemple via les actions – si on peut les appeler comme ça, car elles restent de taille restreinte.

La SV : Dans ce contexte un peu difficile, comment faire pour avoir une influence sur les négociations ?

Nous avons du mal à obtenir des informations. Pour donner un exemple, parmi le groupe de travail du YOUNGO sur l’éducation dont je fais partie, seule une personne a pu avoir obtenir un exemplaire imprimé de l’article concernant notre sujet, dans l’état actuel des négociations. Il est distribué à un moment, il faut savoir où il faut aller le chercher, et il est assez rapidement en rupture de stock. Comme le texte évolue en permanence, il est difficile d’avoir la version à jour. Les informations, on les obtient via de jeunes délégués ou par nos connaissances : par exemple, j’ai une amie qui est aussi présente comme négociatrice (et qui possède donc le fameux badge rose, sésame qui ouvre toutes les portes de la COP) mais elle suit son propre programme, elle ne peut pas aller voir des sessions de négociation uniquement pour notre compte.

Il y a des informations sur l’avancée des négociations sur Internet (sur le site de l’UNCC par exemple) mais il faut avoir conscience que les processus sont très complexes. Si on ne te prend pas par la main, tu est complètement paumé ! On voit qu’il y a des gens qui font ça depuis des années, qui sont familiers avec les sigles, le jargon… Nous n’avons pas eu toutes les informations en amont et nous sommes encore un peu dans le brouillard.

Heureusement, il y a le cadre YOUNGO ! L’échange d’info, mais aussi le lobbying s’organise surtout via cette coalition et ses groupes de travail.

La SV : Peux-tu nous en dire plus sur ces groupes du YOUNGO et sur leur mode de travail ?

Je fais partie du groupe de travail sur l’éducation. Nous avons fait une première réunion, où nous étions assez nombreux (plus d’une vingtaine) dont un certain nombre de nouveaux. Certaines associations n’en sont pas à leur première COP et sont mandatées sur des sujets précis. Par exemple le Refedd [Réseau français des étudiants pour le développement durable] se concentre uniquement sur l’éducation et la question de l’équité intergénérationnelle. Nous, les Jeunes écolos, on fait un peu de tout ! On s’est réparti les tâches en arrivant, on n’a moins travaillé en amont que des associations qui connaissent déjà bien le cadre des négociations. Mais nous ne sommes pas les seuls dont c’est la première COP !

Le but du groupe de travail est notamment de préparer le lobbying à destination des négociateurs. Il faut savoir que le texte de l’accord est en grande partie déjà rédigé, mais certaines parties sont encore entre crochets ou entre parenthèses, il y a des articles pour lesquels il existe plusieurs versions, et au stade où nous en sommes, la négociation ne concerne plus que le choix entre ces options. On arrive à ce moment là et donc on ne peut travailler que sur des points de détail.

C’est assez fou de voir à quel point c’est précis ! Voici un exemple de ce que nous avons décidé en réunion : le lobby du groupe éducation à YOUNGO, c’est d’aller voir les badges roses – les négociateurs – pour les conseiller sur un paragraphe concernant l’éducation, pour lequel deux options existent. Nous voulons les inciter à choisir l’option 2, mais en modifiant le terme « should » en « shall » [« devrait » en « devra » ndlr] J’ai eu ma mère au téléphone et elle ne voulait pas me croire, ça a un côté stratosphérique : notre rôle, c’est de demander la modification d’un mot !

La SV : Et sinon, un souvenir sympathique de cette journée que tu voudrais nous faire partager ?

Chaque jour à 18h, le Climate Action Network désigne le « Fossile du jour » à savoir le pays qui a le plus freiné les négociations durant la journée. Par exemple hier, la Nouvelle Zélande et la Belgique ont été désignées ex-æquo comme champions de la mauvaise volonté climatique. Cette remise de prix a l’air d’avoir du succès, elle attire pas mal de journalistes.

Mais aujourd’hui, le CAN a au contraire choisi de mettre en avant les pays les plus vertueux, qui font progresser les choses. C’est exceptionnel, cela montre qu’ils ont vraiment pris des engagements forts. Le « Rayon du jour » a donc été décerné au Forum de la vulnérabilité climatique [CVF] un partenariat qui rassemble vingt pays particulièrement exposés aux conséquences du réchauffement planétaire, dont le Costa Rica, les Philippines ou encore Vanuatu. Ils se sont engagés à décarboner entièrement leur industrie et à développer un mix énergétique 100 % renouvelable d’ici à 2050, ce qui correspond à l’objectif défendu par l’initiative Zero by 2050 [Zéro émissions en 2050]. C’est un engagement impressionnant au deuxième jour d’une COP, un bel espoir pour conclure la journée !

https://twitter.com/FossiloftheDay/status/671744000504823808

Vous pouvez suivre l’actualité de la délégation des Jeunes écologistes chaque jour en vidéo !

 

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Yourope COP21

On continue notre séquence COP21 avec ce numéro de Yourope consacré à l’événement !
Le taux d’émissions de CO2 en Europe a légèrement baissé, Yourope tente d’en comprendre les raisons et de savoir s’il sera possible, au moins sur notre continent, de réduire de manière conséquente nos émissions de gaz à effet de serre dans un avenir proche !

Pour voir l’émission, cliquez-ici !

J. Lebourgeois pour la rédac’ 

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#InsideCOP – J1 : les chefs d’Etat

Du 30 novembre au 11 décembre a lieu au Bourget, en Seine-Saint-Denis la COP21. Les 7000 représentants des 196 signataires de la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique se réunissent afin de mettre sur pied un accord universel de lutte contre le changement climatique. Cinq jeunes écologistes ont réussi à se faufiler à l’intérieur du centre de conférence. Chaque soir, ils racontent à la Souris Verte leur journée #insideCOP.

 

Pour ce premier jour de COP, nous retrouvons Raphaëlle, coordinatrice de la délégation des Jeunes Écologistes à la COP21.

La Souris Verte : Salut Raphaëlle, il est 21h30, tu viens de finir ta première journée à la COP. Peux-tu nous raconter comment ça s’est passé ? En commençant par ton lever bien sûr !

Raphaëlle : Cette première journée a été très intense avec un démarrage de la COP sur les chapeaux de roues puisque tous les chefs d’état étaient présents. Beaucoup de gens ont voulu venir au Bourget [là où a lieu la conférence, ndlr] spécialement pour cette occasion. Pour être sûres de ne pas être bloquées à l’entrée et pour pouvoir assister à notre première réunion de la journée à 8h du matin, on a essayé d’arriver avant 7h au Bourget, ce qui nous a fait nous lever à 5h30. Sachant que la journée finit à 19h, ça fait une grosse journée !

Raphaëlle

Raphaëlle, coordinatrice de la délégation. (photo E. Coquelin)

Nous sommes donc arrivés dans un Bourget à moitié vide, avant la réunion des YOUNGO [l’ensemble des ONG de jeunes présentes à la COP] ce qui nous a permis de faire connaissance avec les autres observateurs ou de retrouver ceux que nous avions déjà rencontré à la COY (Conférence des Jeunes). Cette première réunion, le “Spoke Council”, nous a permis faire connaissance avec tout le monde. Il y a eu ensuite une sorte de grande table ronde où chaque organisation était représentée par un seul membre. Cela permettait d’avoir une discussion claire tout en ayant l’ensemble des organisations représentées.

Cette première réunion nous a permis de faire un point général sur ce que sont les YOUNGO, sur les différentes réunions de groupes de travail et sur les actions de la journée. Tout cela était très intéressant. Ça nous a servi de point de départ pour nous répartir entre les différents groupes de travail. Personnellement, j’ai pris part à deux groupes de travail sur l’équité inter-générationelle et sur les objectifs à long-terme. Leslie a suivi celui sur l’éducation qui faisait une action dès aujourd’hui.

Attention, les actions à la COP, il n’y a pas un poil qui dépasse, pas du tout comme chez les JE. Tu dois remplir une fiche à l’avance pour présenter ton action, lister tous les slogans de toutes tes pancartes, le matériel que tu vas utiliser, où tu vas la faire, à quelle minute tu vas la faire. Et parfois même, on te demande ton groupe sanguin… je rigole !    

 

SV  : Le gros événement de la journée, c’était la venue des 150 chefs d’état qui se sont exprimé devant la plénière de la COP. Pouviez-vous accéder à cette salle ?

Raphaëlle : On a guetté l’arrivée d’Obama mais sans succès ! En tant qu’observateur, il est possible d’accéder à cette plénière mais les places sont en nombre est limité. Les YOUNGO n’avaient pas beaucoup de places pour eux ce qui fait qu’on s’est relayé pendant la journée. Tous les discours étaient retransmis et il était donc possible de suivre les discours sans être dans la plénière. Lucile est restée branchée pendant tous les discours et on a pu assisté à plusieurs perles !

Le plus attendu était sans doute Obama qui nous a joué un remake de “Yes We Can !” mais sur le climat : “C’est la merde mais nous pouvons renverser la balance et sauver le monde” C’était Captain America, émouvant mais pas très original.

On a eu ensuite la très sympathique allocution de notre cher Poutine qui a exposé sa super stratégie. Il veut un accord très ambitieux  (comme à peu près tous les chefs d’état : à les écouter, on a fini ce soir !) et il sa solution bien à lui, qui ne marche qu’en Russie, les nano-tuyaux ! Le problème, c’est que personne ne sait ce que c’est, je vais essayer de me documenter mais c’était assez drôle.

Arrive ensuite le président de Hongrie qui nous a fait une sorte de remake de Martin Lutther King. Il a fait un rêve dans lequel son petit fils, qui n’est pas encore né, venait lui demander “Mais papi, pourquoi n’as-tu pas écouté les scientifiques ? Pourquoi as-tu continué à faire croitre que les émissions de gaz à effet de serre en Hongrie ? Pourquoi as-tu laissé monter le niveau de la mer alors que je grandissais ?” C’était assez étrange de voir un chef d’état avec ce genre de discours mais ça nous a bien fait rire !

Et dans un style totalement différent, il y a eu le discours très touchant de la Micronésie [un archipel de 600 îles du Pacifique] dont le président est arrivé en disant qu’il avait préparé un discours, qu’il l’avait beaucoup raturé et qu’il l’avait jeté après le repas parce qu’il en avait déjà marre d’avoir entendu pendant deux heures les états parler de solutions pour contrer le réchauffement climatique, qui avaient de tous savoir comment faire. Au lieu de ça, il a préféré parler de son pays et de ce qui risque de s’y passer si ça continue comme ça. C’était un discours très touchant, sans doute l’une des plus belles interventions et je pense que je vais la réécouter avant d’aller dormir pour me donner du courage.

 

SV : Après cette première journée, vous devez y voir plus clair sur vos objectifs et votre rôle pendant la COP en tant que délégation des jeunes écologistes ?

Raphaëlle : on a réalisé qu’on avait vraiment la possibilité de faire passer des messages. Par exemple, j’ai pu travailler au sein du groupe consacré aux objectifs à long terme et un des objectifs de la société civile est d’atteindre le zéro émissions carbone en 2050, voire 2030. C’est un objectif très clair, très précis qui a pour but de permettre de rester sous le seuil des 1,5°C en 2100 sur lequel on va communiquer, via des actions (il y en a eu une première ce soir), via Twitter, via des communiqués de presse… Demain, il y aura une autre action sur ce thème à midi mais je vous en laisse la surprise. On aimerait que cet objectif soit repris dans le texte final des YOUNGO qui sera présenté à la fin des 15 jours de conférences.

On aimerait aussi proposer d’autres actions, qui iraient au delà des YOUNGO. Enfin, notre objectif serait d’organiser une réunion de l’ensemble des jeunes français qui représentent une organisation avec les négociateurs du gouvernement français avant de leur faire connaitre nos priorités, en tant que jeunes, donc les plus concernés.

On avait comme objectif de communiquer sur le contenu des négociations mais le problème est que la plupart des négociations bilatérales ou les groupes de travail qui ont lieu le soir sont fermés aux observateurs de la société civile. Il est donc très dur de savoir ce qui coince vraiment des les négociations. Pour l’instant, l’attention s’est focalisée sur les discours des chefs d’état qui étaient intéressants sur la forme mais très peu sur le fond. Il est très dur d’avoir des infos mais dès qu’on en aura, on les fera passer aux jeunes écolos et à la Souris Verte.
Tout le monde fait jouer ses réseaux pour savoir ce qui se passe et échange ses informations lors d’une réunion dédiée qui a lieu chaque matin à 10 heures avec les autres observateurs. On espère connaitre bientôt les plans précis de l’Inde qui a un rôle crucial dans les négociations.

SV : Merci Raphaëlle pour ces quelques minutes ! Repose-toi bien et bon courage pour demain !

 

 

Retrouvez demain notre second entretien avec Leslie. Posez-lui vos questions via les commentaires.

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