Travail

André Gorz, pionnier de l’écologie politique

Pour ce Mardi Discord, nous avons accueilli Willy Gianinazzi, biographe d’André Gorz, chercheur indépendant et rédacteur pour la revue critique d’écologie politique EcoRev’.

Qui était André Gorz ? Pourquoi est-il si souvent cité comme penseur pionnier de l’écologie politique ? Quelle était sa vision de l’écologie ? Quels enseignements en tirer dans le contexte politique actuel ?

Ce sont à ces questions que nous tenterons de répondre pour retracer l’influence majeure de ce journaliste-philosophe pour les idées écologistes.

 

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Discriminées pour être une Femme : de l’enseignement supérieur au monde professionnel européen

Devenues, en Europe, majoritaires dans l’enseignement supérieur, les femmes sont pourtant toujours soumises à une discrimination professionnelle, à un encadrement social et étatique, les cloisonnant dans une vision archaïque de la société et de la femme qui doit, nous l’espérons, évoluer et changer plus que rapidement.

LES FEMMES MAJORITAIRES

Alors que dans des pays comme la France, la part des femmes dans l’enseignement supérieur avoisinait à peine les 45% dans les années 1970, et qu’en 1998 en Allemagne il y avait plus d’hommes à être diplômés du supérieur que de femmes (Échantillon 1). Aujourd’hui la courbe semble s’être inversée. Les femmes sont dorénavant majoritaires tant dans les établissements du troisième degré de l’Union Européenne (UE), que parmi les étudiant·es diplômé·es de l’enseignement supérieur. Les chiffres les plus récents datent de 2012 et annoncent une moyenne au sein de l’UE de 1,4 femmes diplômées pour un homme diplômé (Éch. 2). Certains pays ont complètement renversé la balance ; ainsi, en Estonie, en Lettonie et en Pologne, on dénombre deux fois plus de femmes diplômées du troisième degré que d’hommes. Alors que d’autres pays, comme la France et l’Espagne, se retrouvent en dessous de la moyenne européenne tout en restant dans la dynamique d’une majorité féminine.

Si l’on s’arrêtait à ce constat, cet article n’aurait que peu de sens, ou alors celui de se réjouir de ces nouvelles. Certaines barrières symboliques ayant changé, ont pourrait en déduire tout simplement une réelle amélioration de la condition des femmes. Or cette interprétation simpliste masquerait tout bonnement la réalité qu’est la domination masculine dans notre société [au sens le plus large, dans le constat où cette domination est présente dans toutes les strates de la société et dans tous les individus à différents degrés]. Or nous pouvons nous poser une question : est-ce que cette tendance nouvelle d’égalitarisme dans l’enseignement supérieur se répercute-elle, voir se poursuit-elle dans le monde du travail ?

Échantillon 1 : Femmes diplômées du supérieur pour 1 homme – 1998

Échantillon 2 : Femmes diplômées du supérieur pour 1 homme – 2012

Échantillon 3 : Écart du taux d’emploi des femmes par rapport aux hommes [population diplômée du supérieur] – 2012

Échantillon 4 : Écart du taux d’emploi des femmes par rapport aux hommes [population diplômée du supérieur] – 2016

Échantillon 5 : Écart du taux d’emploi des femmes par rapport aux hommes [population diplômée du supérieur et ayant 2 enfants de moins de 6 ans] – 2013

Échantillon 6 : Écart du taux d’emploi des femmes par rapport aux hommes [population diplômée du supérieur et ayant 2 enfants de moins de 6 ans] – 2016

↗ Source : Eurostat

“LES GRANDES PERDANTES DU MARCHÉ DU TRAVAIL”

D’après les données transmises par Eurostat, cette amélioration de la place des femmes n’a aucune incidence ou elle est très minime, sur le taux d’emploi des femmes en UE. En effet, des pays comme l’Estonie et la Pologne, où les femmes sont deux fois plus nombreuses que les hommes à être diplômées du supérieur, les écarts des taux d’emploi entre les personnes de sexe féminin et masculin diplômées du supérieur en 2012 (Éch. 3) sont les plus importants d’Europe. C’est à dire que même si les femmes sont très présentes, voire majoritaire, à la sortie des établissements du troisième degré, elles restent les grandes perdantes du marché du travail Européen. Une fois leur diplôme en poche, les femmes d’Europe se voient excluent et deviennent minoritaires. La tendance favorable aux femmes à l’université ne perdure plus vraiment une fois entrées dans le monde du travail.

Mais cet « indicateur » (Éch. 3/4) ne montre pas la véritable dissension entre les femmes et les hommes. Ce dernier oublie de prendre en compte la situation particulière des individus. Une fois pris en compte le facteur de la certification (diplômé du supérieur) et de la situation familiale (2 enfants de moins de six ans), cet écart passe de -7,2% en 2012 (Éch. 3) à -18,1% en 2013 (Éch. 5) en UE. Ainsi pour une femme européenne diplômée du supérieur et ayant deux enfants de moins de six ans en 2013 (Éch. 5), cet écart d’inégalités sera triplé par rapport à la situation précédente (Éch.3). Il y a donc en UE en 2013, pour 100 hommes (Éch. 5) qui travaillent, seulement 82 femmes qui détiennent un emploi, soit 18 de moins (arrondis à l’inférieur). Cette différence est bien plus importante dans certain pays comme la Grèce (-23,5%), l’Estonie (-35,2%) ou encore l’Allemagne (-23,8%).

Grâce à ce nouvel indicateur (Éch. 5), nous pouvons constater que les situations individuelles font beaucoup évoluer les statistiques. Plus nous allons vers le général moins il y a d’inégalités, et plus nous allons vers le particulier, plus elles sont présentes. Ainsi, quand nous analysons les échantillons de populations diplômées et ayant des enfants en bas âge, nous observons bien une accentuation des écarts des taux d’emploi. Il y a donc une corrélation claire entre la garde d’enfants et au sens plus large, le fait d’avoir des enfants, et l’absence d’une grande part des femmes dans le marché du travail.

Le constat est malheureusement stable. De 2012 à 2016 que ce soit pour une population nouvellement diplômée (Éch. 3/4) ou pour une population diplômée et ayant deux enfants en bas-âge (Éch. 5/6), les écarts entre taux d’emploi des femmes et des hommes sont restés en quatre ans à l’échelle nationale et européenne, les mêmes.

↗ Source : Eurostat

DISCRIMINATION ET TRADITION

Pour expliquer ce résultat déplorable nous pouvons nous pencher sur les structures des sociétés européennes. Le problème est que les pays européens tendent politiquement et culturellement à s’unifier et s’uniformiser par la mondialisation, les migrations ou encore par l’intégration/construction européenne, mais ces sociétés restent encore très particulières entre elles sur beaucoup de points culturels, sociaux, politiques et économiques.

Premièrement, il est question de l’archaïsme de la vision qu’ont les individus des femmes. Une vison archaïque et machiste. Celle du passé encore présent, celle des femmes au foyer, s’occupant seules des enfants et des travaux ménagers, pendant que l’homme est au travail. Cette conception s’est, dans de nombreux pays de l’UE, atténuée ou modifiée. Mais elle reste encore très présente aujourd’hui. Regardons ces pays où les femmes sont deux fois plus nombreuses à être diplômées du supérieur mais deux fois moins nombreuses à avoir un emploi par la suite (Éch. 2 et 6). Même si elle tend à diminuer [je ne n’oppose pas ici deux sociétés celle d’hier archaïque et celle d’aujourd’hui qui serait moderne], les individus d’aujourd’hui ont grandit et vécu avec cet environnement social et familial d’une femme soumise et approprié par le sexe masculin (dans la famille, dans le travail, dans les administrations, dans la politiques, dans le droit…). Cette société archaïque a été une partie constante de l’habitus des individus qui nous sont contemporains à cette heure. Il y a d’une part une intériorisation puis une reproduction de faits sociaux issus de leur milieu familial, social, étatique et culturel.

Un des autres points, est la législation trop timide qui viserait à inciter voir légaliser les congés paternités. En effet, d’après un rapport datant de 2013 de la Caisse d’Allocations Familiales, la moyenne européenne du nombre de jours de congés paternités étaient de 12,6 contre 23,5 semaines de congés maternités. Nous sommes dans des états législateurs qui de part leurs pouvoirs, imposent un modèle de société basé sur l’ancien monde, où la femme s’occupait des enfants à la maison. Cette législation vise d’une part à cantonner les femmes chez elles et d’autre part, à ne pas mettre à égalité le nombre de semaines de congés entre les femmes et les hommes. Les autorités politiques ne cessent d’imposer aux individus une place dans la société, en fonction de leurs sexes.

Avec cette légitimation étatique d’une société archaïque, les agents économiques ne cessent de se servir de cette accréditation légale pour mettre en place des politiques de recrutements discriminatoires à l’encontre des femmes. Du fait de l’implantation massive du système capitaliste dans notre société européenne, le fait de recruter une femme devient un risque économique. Les recruteurs ayant cette vision archaïque du fait de leur habitus, voient en la femme une employée, qui à l’inverse de l’homme, sera susceptible d’avoir des enfants et donc de devoir prendre des congés maternités, parentaux et pour enfants malades. Cette discrimination faite sur le sexe, et punie par la loi, se fait à toutes les strates du recrutement, allant du CV aux décisions de la direction, en passant par l’entretien d’embauche.

Ainsi, cette situation immorale, illégale et sexiste, créée ce que nous avons vu précédemment : d’une part une grande difficulté pour les femmes à trouver un emploi sur le court et long terme ou même à évoluer professionnellement vers des postes à responsabilités (plafond de verre). Et d’autre part, cela créer une société où les femmes restent au foyer familial. Preuve en est, en France, d’après l’OCDE, seulement 4% des congés parentaux étaient pris par les pères en 2013, et d’après l’Insee, en 2010, seuls 12% des pères ont interrompus ou réduit leurs activités professionnelles (congés parentaux et congés paternités).

DE NOS INSTITUTIONS AUX INDIVIDUS

Bien évidemment, cette analyse ne prend en compte qu’une infime partie des inégalités entre les femmes et les hommes. Mais s’intéresser à une seule strate ; à savoir le taux d’emploi des femmes diplômées du supérieur ; de ce gigantesque combat à mener, est aussi intéressant que d’avoir une vision globale de ce problème. Mais il ne faut pas oublier que les inégalités de genre sont des actes globaux, mécaniques, issus de la domination masculine. Le fond de cette dernière est la même pour toutes celles qui vivent ces violences. De plus, notre approche européenne, ici, est de montrer l’importance presque indéniable que seule une véritable politique commune européenne ambitieuse pourra par l’éducation, la culture, l’information et la justice, appuyer par le travail exemplaire que fournissent depuis des décennies les associations et collectifs, qui visent à supprimer les discriminations et peut-être même un jour le patriarcat contemporain. Mais une réforme institutionnelle n’aurait aucun effets si, dans la même visée, il n’y a pas une réforme des mœurs, qui dépendra des rapports humains entre les individu, de la vision qu’on accordera à chacun et à chacune à l’avenir.

En savoir plus :

 

Le revenu de base, une rampe de lancement pour l’écologie politique ?

Définition du Revenu de base, Musée du Capitalisme.

Définition du Revenu de base, Musée du Capitalisme.

 

 

Qu’elles soient sociales, économiques, environnementales, de société, ou encore culturelles, l’écologie politique ne manque pas d’idées. Seulement voilà, son message ne passe pas, ou plutôt, il ne répond pas concrètement – dit-on – aux problèmes actuels de nos concitoyen.ne.s.
Pourquoi les écologistes réclament-illes une transition énergétique ? Nous disposons tou.te.s de l’électricité ! Pourquoi les écologistes nous alertent-illes sur les quelques degrés supplémentaires que la Terre devra supporter dans 80ans ? Catastrophistes ! Et puis, nous, cela ne nous gêne pas d’avoir du soleil en Novembre ! Pourquoi les écologistes nous rabâchent-illes toujours les oreilles à propos de l’égalité femmes-hommes ? Il y a sûrement des réformes plus importantes à faire en ce moment, et puis illes n’ont qu’à aller voir ailleurs s’illes pensent que les femmes n’ont pas autant de droits que les hommes chez nous… Et pourquoi les écologistes sont-illes contre la croissance ? Ce n’est pas sérieux alors qu’il faudrait tout tenter pour résoudre le problème du chômage et sortir de la crise économique !
Afin de répondre à ces interrogations et à toutes les autres, il faudrait avoir du temps (et donc de l’écoute). Ce que les médias traditionnels n’offrent pas, réduisant à néant le débat démocratique. Il se révèle donc plus simple, et redoutablement efficace il est vrai, d’expliquer en 8 secondes (temps de parole moyen pour un.e représentant.e politique à la télévision aujourd’hui) que nos problèmes sont dus aux étrangers, à la droite, aux ragondins ou encore, pourquoi pas, aux jours fériés !

Il nous faudrait donc une idée, une grande idée. Qui toucherait trois niveaux : à la fois les citoyen.ne.s, dans le sens où cela les concernerait elles et eux, directement ; aux médias, car l’idée serait assez simple pour que les journalistes la comprennent et donc la traitent ; et cela parlerait également aux autres forces politiques, qui ridiculiseraient probablement l’idée dans un premier temps, puis la critiqueraient, et enfin se sentiraient menacées par cette proposition égalitaire et révolutionnaire !

Je n’ai toutefois pas inventé l’eau chaude (sachez-le), et l’idée d’un revenu de base (aux nombreuses appellations) ne date pas d’hier… Le programme d’EELV et d’Eva Joly comportait, en 2012, une proposition en ce sens, que je cite : « à terme, l’instauration d’un revenu universel inconditionnel individuel consistant à garantir à chaque citoyen.ne un revenu décent à hauteur de 80 % du SMIC, les écologistes proposant qu’il fasse rapidement l’objet d’une expérimentation systématique par l’État en lien avec des collectivités territoriales volontaires ». Depuis, l’idée a continué à faire son chemin, se mesurant au défi de l’Initiative citoyenne européenne (ICE), un moyen qui aura permis d’informer la population et d’échanger sur ce sujet qui bouscule et remet en cause nos façons de penser.
Je n’aborderai pas dans cet article l’explication du financement de ce revenu de base, vous renvoyant vers l’excellent site du Mouvement Français pour le Revenu de Base (MFRB) qui le détaille très bien.

Le revenu de base (RDB) est probablement l’un des remèdes les plus efficaces à la misère, puisque son objectif est justement de permettre à chaque individu de vivre dignement. D’ailleurs les observations des expériences à travers le monde le confirment. A partir de là, tout parti politique sincère sur la question devrait donc étudier sérieusement cette idée !
Et, second point, contrairement au système du Revenu de Solidarité Active, le RDB n’est pas « livré avec l’étiquette ». J’entends par là que le fait que tout le monde le reçoive, sans condition, permet de dépasser la notion même d’ « assisté.e.s », qui n’est vraiment utile qu’aux populistes de bas étage.

Mais alors, qu’est-ce que le RDB peut-il apporter à l’écologie politique ?

Une remise en cause de la valeur Travail
Questionner la « valeur Emploi », pour être correct, celle qui formate notre vie, de l’école jusqu’à l’âge de la retraite ! En effet, qui n’a jamais dû répondre à ces questions : « qu’est-ce que tu veux faire plus tard ? » ou « que fais-tu dans la vie ? » qui sous-entendent toutes les deux « quel est/sera ton emploi ? ». Le malheureux ou la malheureuse qui aurait raté une ou plusieurs étapes de ce parcours serait-ille condamné.e à subir cet « échec » pour le restant de sa vie ?
De plus en plus de personnes restent ainsi -pour différentes raisons- abandonné.e.s au bord de la route du système économique mondialisé que nous, Français.es, ne maîtrisons plus (et nous n’y sommes pas habitué.e.s !). Tôt ou tard, nous serons quasiment tou.te.s menacé.e.s par la machine qui travaille bien plus vite que nous et pour bien moins cher…

► Une remise en cause de l’utilité des emplois ?
Je serais curieux de savoir quel est le pourcentage de personnes qui déclarent aimer leur emploi et n’en changeraient pour rien au monde ! Il ne faut pas se leurrer, la très grande majorité d’entre nous a un emploi qui lui permet de vivre, ou survivre. Nous ne pouvons pas trop nous en plaindre d’ailleurs, car la « réserve » (de chômeurs et chômeuses) nous menace.
Imaginons maintenant une société où un revenu de base est instauré. Les personnes vivent. Elles peuvent choisir leur emploi. Elles peuvent aussi lancer un projet qui leur tient à cœur. Elles peuvent même refuser une offre d’emploi qui ne les satisferait pas, ce qui ressemble plutôt à un luxe aujourd’hui. De plus, l’argument qui consiste à expliquer que nous ne pouvons pas soutenir la destruction des emplois qu’impliqueraient telles ou telles politiques en faveur de l’environnement deviendrait nul. La course à inventer des emplois pour le simple fait d’inventer des emplois perdrait tout son sens.
Simple question rhétorique : travaillons-nous plus efficacement lorsque notre emploi constitue notre gagne-pain ou bien lorsque celui-ci nous plaît et que nous l’avons choisi ?

Du Temps retrouvé.
Disposer d’un revenu de base nous permet de gagner du temps. Ou plutôt de le retrouver. Et pouvoir rompre avec le fameux « métro-boulot-TF1-dodo », cela représentent assurément une première victoire pour l’écologie politique.
Selon moi, la société souffre principalement de ce manque de temps. Les familles en souffrent abandonnant les enfants à leur triste sort, ces mêmes jeunes qui seront les parents de demain. Les couples en souffrent, ne pouvant pas construire quelque chose ne se voyant que deux ou trois heures par jours… Le taux de divorce relativement élevé en région parisienne pourrait en constituer une bonne illustration. En outre, la préparation des repas et l’alimentation en général sont négligées par manque de temps, la santé, quant à elle, l’est par manque d’argent, etc… De plus en plus, les courses (sur Internet), les interactions sociales ou encore les déplacements sont également « otpimisé.e.s » pour les mêmes raisons.
Avoir le temps, cela signifie aussi avoir le temps de se poser des questions, avoir du temps pour découvrir le monde (et, entendons-nous bien, cela commence par sa/son voisin.e !), avoir le temps de s’intéresser et de questionner la vie et l’avenir de sa communauté (là on vient de parler d’engagement politique, mais chut c’est un secret).
Nous pouvons imaginer que des personnes ayant davantage de temps à accorder à autre chose qu’à leur emploi pourraient souhaiter (re)créer des liens chez elles et autour d’elles, partager ce temps, ou simplement en profiter pour chaque chose qu’elles ne peuvent faire aujourd’hui. Très concrètement, il suffit d’écouter une conversation dans un transport en commun, une salle d’attente, une réunion de famille… Et vous remarquerez que le « manque de temps », pour n’importe quelle activité que ce soit, est le thème qui revient le plus (après la pluie de l’automne ou la neige de décembre, peut-être).

Alors sans être totalement naïf et imaginer une société du RDB qui verrait se développer un jardin partagé par rue et la victoire des écologistes au premier tour de l’élection présidentielle… Nous pouvons toutefois espérer des évolutions positives qu’amènerait la mise en place de cette idée. De l’égalité de revenu de base femmes-hommes à la possibilité de continuer/reprendre les études en passant par un conditionnement mineur de l’orientation professionnelle à l’école, ou encore une société moins inégalitaire avec l’instauration d’un salaire maximal, cette « révolution » provoquerait des changements profonds que nous, écologistes, ne pouvons que souhaiter avec l’ensemble de la société. Une société plus conviviale et moins destructrice de son environnement.

Multi-militant bordelais, auto-stoppeur végan et décroissant je suis en M2 de "Développement des entreprises de l'ESS".